Delphine Barthe

Femme engagée, Delphine est persuadée qu’on peut changer les choses à son échelle par des petites actions et recherche constamment le sens dans tout ce qu’elle fait. Alors qu’elle vient de se lancer dans le service aux personnes âgées, Delphine reçoit une demande pour distribuer des denrées alimentaires dans un camp de migrants.

Bio

Timide, elle repousse la date de sa participation, jusqu’à ce qu’elle parvienne à se décider, et à se rendre au camp pour la première fois. Elle y rencontre une famille de demandeurs d’asiles vivant sous une tente, dont la mère s’apprête à accoucher. C’est la période de Noël. Les liens se font rapidement dans l’esprit de Delphine : “Laisser une femme enceinte accoucher dans la rue, un soir de Noël : c’était inacceptable”.

Objectif :

Fidèle à une histoire familiale fondée sur la solidarité – ses aïeux, qui ont fui la seconde guerre, ont bénéficié de l’hospitalité des habitants de la Corrèze -, Delphine se lance alors corps et âme dans la quête d’un prêt de logement pour la famille de migrants. Une réussite : on lui propose un logement vacant depuis trois ans. Là encore, le calcul est rapide : la France compte trois millions de logements vacants et 150 000 sans-abris. Stirrup est née. Plateforme s’adressant aux propriétaires de logements vacants et aux bailleurs sociaux, Stirrup aide les familles de migrants, les femmes victimes de violence, les travailleurs sans logement ou encore les adolescents isolés à obtenir un logement “tremplin” pour une période de six mois, le temps de trouver un logement permanent. Pendant six mois, littéralement, Stirrup leur met le pied à l’étrier. Les bénéfices se trouvent aussi du côté des propriétaires : ils peuvent faire de la défiscalisation solidaire grâce à des prestations de sécurisation par le logement. Les ambitions de la plateforme : prêter 50 logements d’ici fin 2019, 100 à 300 logements d’ici fin 2020, puis 5000 dans les années à venir. Les propriétaires n’ont plus qu’à vérifier leur trousseau de clés !