Octavia Ivan

Cette entrepreneure de 36 ans, d’origine roumaine, est follement amoureuse des tomates. Cette enfant de la campagne a toujours eu de bonnes idées pour bien les cuisiner, mais ces dernières, dit-elle avec humour, doivent pousser avant d’être cuisinées.

Bio

Avant de proposer aux passionnés de jardinage d’adopter des tomates, Octavia Ivan adopte la France sur un coup de foudre. Convaincue que ses dix ans d’expérience dans un grand groupe lui permettront de trouver rapidement du travail, elle encaisse ses premières déconvenues. C’est souvent avec humour qu’elle se rappelle son salaire peu encourageant, pour la femme de 36 ans qu’elle est, en tant que baby-sitter, ainsi que la perte de confiance qui s’ensuit. Mais Octavia est de la trempe des combattantes : après avoir bataillé pour s’inscrire dans un master en management d’affaires internationales en alternance, elle entre chez Capgemini, où elle occupe un poste de responsable en communication interne. Cependant, avant de terminer son master professionnel, Octavia est interpellée par l’annonce d’un hackaton pour le réchauffement climatique au sein de son entreprise. C’est l’appel de la nature pour cette enfant de la campagne, à qui les fruits et légumes gorgés de soleil et nourris avec amour manquent terriblement. Saisissant l’occasion au vol, elle s’inscrit au hackaton, porte avec 8 personnes le projet qui deviendra Adopte ma tomate, et gagne la 2ème place.

Objectif :

Cette victoire ne lui suffit pas et elle décide de se lancer pour de bon dans l’aventure. Problème : Octavia n’a aucune expérience dans l’entrepreneuriat et aucune connaissance des enjeux que cela implique. Qu’à cela ne tienne, le destin décide pour elle : alors qu’elle réfléchit, assise à la table d’un café, l’idée lui vient de déposer sa carte de visite sur un panneau d’annonces.

Une journaliste trouve sa carte et lui offre sa première interview en tant que présidente d’Adopte ma tomate, et décide de suivre ce projet aussi fou que visionnaire : proposer à des propriétaires de jardins de mettre leur terrain à disposition de passionnés de jardinage. Plateforme de mise en relation, de socialisation, de partage et de transmission des savoirs entre les générations, Adopte ma tomate trouve vite son rythme et séduit les médias.

Mais l’aventure ne s’arrête pas là : Octavia propose désormais le service aux entreprises, qui peuvent mettre à disposition de leurs employés un potager partagé. Avec comme mot d’ordre la consommation locale pour se prémunir contre les effets du réchauffement climatique. Aujourd’hui, Adopte ma tomate, association visant à se transformer en coopérative, compte 265 inscrits sur son application, et fête ses 5 premières récoltes de fruits et légumes. L’impact de l’association s’étend jusqu’à La Réunion où deux jardins viennent de trouver leurs jardiniers.

« Nous devons à tout prix changer nos modes de consommation ! Nous vivons une ère où les terrains cultivables diminuent. Les jardins sont des terrains que l’on ne peut pas laisser inutilisés. Entreprises, particuliers, partagez vos jardins, créez du lien, engagez-vous ! »

Octavia IvanFondatrice et présidente d’Adopte ma tomate